
Depuis quelques jours, des bateaux turcs sont accostés au quai du Port Autonome de Nouadhibou (PAN) et vident leurs cargaisons en poisson. Il s’agit de près de 140 tonnes de Courbines pêchés illégalement en haute mer. Selon les lois en vigueur cette quantité doit être divisée entre la SNDP et les hommes d’affaires. Plusieurs Ong dont ZAKIA pour le développement durable et la protection de l’environnement qui suit de près ce débarquement de poisson ont demandé à ce que cette quantité de poisson Courbine soit vendue en toute transparence aux populations dans les marchés du pays et avec des prix abordables. Cette denrée très prisée par les férus du poisson est vendue actuellement à plus de 4000 MRO le kilo. Les autres qualités ont atteint des prix inabordables pour la cagnotte familiale. Le Yaye Boy, le petit poisson des pauvres, rarement vendu au kilo, a atteint la pièce 300 MRO. L’Ong Zakia souligne le fait remarquable maintenant en Mauritanie et illogique que des habitants qui vivent à côté d’une côte des plus poissonneuses du monde et qu’ils n’arrivent plus à trouver le produit et s’ils le trouvent, c’est avec des prix hors de leur portée. En outre, l’Ong met en relief la nécessité de la présence permanente de contrôleurs des Gardes-Côte-Mauritaniennes (GCM) sur les bateaux turcs et étrangers afin de préserver la ressource des actes illégaux et illicites en haute mer.




