
Rien ne va plus entre la commune de Nouadhibou et la Fondation SNIM. Les deux institutions ne sont pas arrivées à s’entendre sur les voies et moyens de mettre en place un système réglementant leur action commune. C’est ainsi que la Fondation SNIM face au boycott de la commune de Nouadhibou, a procédé, lundi 2 mars, au lancement d’un ensemble d’activités humanitaires et de mise en place, durant le mois béni de Ramadan de projets de développement dans la wilaya. La première activité a été l’opération Ramadan au niveau de la wilaya. Cette action a ciblé les familles démunies, les personnes en situation de handicap, adultes et enfants, les patients atteints d’insuffisance rénale ainsi que les enfants autistes. Déjà entamée il y a quatre jours dans la wilaya du Tiris Zemmour, l’opération a concerné la distribution de 4400 paniers alimentaires, dont 2 200 destinés au profit de la wilaya de Dakhlet Nouadhibou. Elle inclut également un appui financier au profit de près de 1 600 imams, muezzins et cheikhs de mahadras, dont 1 237 dans la wilaya. Son coût global dépasse 158 millions MRO. Cette initiative vise à promouvoir et à consolider les valeurs de solidarité et de partage durant le mois béni de Ramadan. Le deuxième activité porte sur le désenclavement de la nouvelle Université de Nouadhibou, à travers la construction d’une route bitumée reliant le campus universitaire à la route principale de Cansado, pour un montant de 71 000 000 MRO. Cette réalisation facilite l’accès à l’université, améliore la sécurité et la fluidité de la circulation, au bénéfice des étudiants, du personnel académique et des visiteurs. Le troisième projet porte sur la réalisation de 4 laboratoires scientifiques équipés de matériel moderne au profit de l’Université de Nouadhibou : un laboratoire de géologie, un laboratoire d’électricité, un laboratoire d’électronique et un laboratoire de mécanique. D’un coût de 55 000 000 MRO, ces infrastructures visent à renforcer la formation académique et pratique et à améliorer la qualité de l’enseignement supérieur. La Fondation a mis aussi à la disposition des étudiants 4 bus, ceci afin d’assurer leur transport régulier depuis les quartiers résidentiels et l’université. Cette mesure contribue à alléger les charges financières des étudiants et de leurs familles, à réduire les risques liés aux déplacements et à favoriser l’égalité des chances dans l’accès à l’enseignement supérieur.
La commune boycotte les activités de la Fondation
Lors de ces multiples activités économiques et humanitaires de la Fondation SNIM au profit des populations démunies, les observateurs ont constaté l’absence de la commune de Nouadhibou. Celle-ci n’a pas mâché ses mots. Elle était contre la manière utilisée qui était en accord clair avec l’administration locale. C’est pour cela qu’elle a boycotté toutes les activités de la Fondation. Mais la commune entend expliquer à l’opinion publique les raisons de ce boycott. Elle dit que les lois réglementant la décentralisation ont confié cette mission( mission de distribution d’aides alimentaires de dons) aux communes, représentants des populations. A ce titre, c’est à la commune d’assumer la responsabilité directe de la planification, de l’orientation et du suivi de toute activité concernant les populations. C’est dans cet esprit, que l’intervention de la fondation Snim , sur instructions préalables du gouvernement , s’inscrit dans le cadre de la participation au développement local. Ce qui doit être en parfaite harmonie avec les priorités de développement local fixées par les organismes élus , seuls représentants de la population , en d’autres termes ; les communes . S’agissant du boycott des activités par la commune, c’est tout simplement une mesure institutionnelle qui vise à rappeler la nécessité de respecter le processus juridique Signalons que la cérémonie de distribution des aides s’est déroulée sous la supervision de la Wali de Dakhlet Nouadhibou, Madame Tfayla Mint Haden, en présence du Président du Conseil régional, du Hakem de la moughataa de Nouadhibou, de plusieurs responsables militaires et sécuritaires, ainsi que du Directeur général de la Fondation SNIM et de hauts responsables de la SNIM.
Synthèse AS pour nordinfo






