
La décision a eu lieu jeudi 16 juillet lors d’une conférence de presse organisée par les membres de la coalition. L’annonce a été faite par le président en exercice de cette coalition, M. Yacoub Ould Lemrabott dans son introduction d’ouverture de la conférence de presse. Au nom des membrs de la coalition des "forces du salut", son président a indiqué que les conditions actuelles ne sont pas favorables à l’entrée dans ce dialogue. Pour eux, la Mauritanie n’a pas besoin d’un dialogue politique national tant que ces problèmes primordiaux suivants ne sont pas résolus :
-flambée des prix des denrées de grande consommation et des carburants,
-la pénurie de l’eau dans certains coins du pays,
-les coupures récurrentes et prolongées intempestives d’électricité,
-la mauvaise qualité des soins au niveau de certains centres hospitaliers,
-la limitation des libertés, …
S’exprimant à cette occasion, le Député Khali Mamadou Diallo, a évoqué le cas des deux députées de l’opposition empêchées d’accéder à l’Assemblée Nationale, l’expropriation des terres des citoyens, le non-respect des rapports de la Cour des comptes sur les présumés cas de mauvaise gestion financières et de dilapidation des deniers publics. Il a également qualifié de nuls les résultats des dialogues précédents et du pacte républicain signé il y a deux ans entre les partis de l’opposition et le ministère de l’intérieur.
Quant au Député Mohamed Lemine Sidi Maouloud, un dialogue doit se tenir sur des bases solides et saines. « La sincérité du dialogue politique garantie des résultats crédibles et concrets », dit-il. Et, il a ajouté que c’est le passé qui va se répéter, il est intéressant de ne pas perdre du temps.
Pour le parlementaire, M. Mohamed Bouya Ould Cheikh Mohamed Fadel, un dialogue avec un faux départ ne réussira pas. Selon ses termes, « un dialogue doit réunir toutes les forces politiques, discuter de tous les problèmes du pays et proposer des solutions qui seront appliquées ». Mais, dit-il, un dialogue qui ne touche pas les vrais problèmes dont souffrent les citoyens et le pays n’ira pas loin.
D’autres membres des Forces du Salut ont dans leurs interventions souligné que les discussions préparatoires du dialogue avaient commencé dans un climat chargé de doutes et de fractures politiques.
C’est dans ce contexte chargé de méfiance que les membres de la coalition « Forces du Salut » ont déclaré solennellement leur boycott du dialogue politique national en vue.
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