La ruée vers le poulpe provoque la rareté du poisson à écailles | Nor Info

La ruée vers le poulpe provoque la rareté du poisson à écailles

mer, 05/08/2026 - 19:57

La reprise de la pêche au poulpe, à l’origine d’une ruée des pêcheurs vers le Nord, notamment les ports de pêche de Tanit et de l’EPBR de Nouadhibou, provoque un manque de poissons et une flambée des prix des produits halieutiques sur le marché de Nouakchott et de Nouadhibou. Dans ce contexte, un pêcheur originaire de Ndiago, dans la zone Sud, explique que «le poisson manque actuellement sur le marché de Nouakchott. C’est un phénomène habituel pendant l’hivernage, pour une raison simple: la reprise des activités sur le poulpe. Il faut le reconnaître, la pêche au poulpe est beaucoup plus bénéfique, plus rentable ». C’est pour cette raison que beaucoup de professionnels du secteur quittent Nouakchott en direction des ports du Nord, Nouadhibou et Tanit. Là-bas, il y a les usines et les activités d’exportation. Cela rapporte beaucoup plus». Conséquence: cherchant leur profit, les pêcheurs se ruent vers le Nord, délaissant le Sud et la capitale, Nouakchott. Une situation qui entraîne naturellement une baisse des captures, alors que la demande de poissons est très fortement concentrée sur la capitale, qui accueille plus du quart de la population mauritanienne. Et le déséquilibre entre l’offre et la demande se traduit logiquement par une hausse des prix des poissons tant à Nouakchott qu’à Nouadhibou. Une vendeuse de poissons amère face à cette situation explique «Je suis ici, au marché des poissons, à la plage. Depuis l’ouverture de la pêche au poulpe, le produit se fait très rare. Quand il y a du poisson, c’est trop cher. Le kilo de thiof est à 3700 anciennes ouguiyas la courbine 4500 UM le kibaru monte jusqu’à 2.700, 2.800 ouguiyas. Ces prix ne sont pas accessibles à toutes les familles».

avec A.Szck