
Tout le monde cherche aujourd’hui à Nouadhibou les migrants. Les anglais disent « Fall in Love ». Pour quelles raisons les cherche-t-on? L’église forme, les ONG bougent et cherchent à les canaliser. On crée même des Ong fantoches, fictives afin de les amadouer. Et l’OIM (Organisation Internationale pour les Migrations) entre dans la danse. C’est elle la raison de toute cette bougeotte qui touche tout ce beau monde. Elle est prête à appuyer, à financer les activités commémorant la journée internationale du migrant, journée du 18 décembre. Un homme, autochtone de la ville, veut créer au nom des migrants de Nouadhibou une structure pour les rassembler : c’est l’Organisation des Migrants de Nouadhibou (OMN). Organisation pas encore reconnue, sans récépissé mais avec un bureau dirigé par une camerounaise. Mme Fatou SAMBA, qui vient d’arriver à Nouadhibou pour représenter l’OIM dans le cadre de ses activités humanitaires, dit ne pas pouvoir travailler avec ce bureau car juridiquement il n’existe pas même si une grande partie des migrants y sont affiliés. Pour eux, Mohamed ould Ely, à l’origine de cette structure qu’il coordonne les a beaucoup aidés : hébergement, recherche de local pour réunions, règlement de certains problèmes pendants avec la justice. Malgré ce niet de Mme Fatou, qui apporte avec elle près de deux millions d’ouguiyas pour les activités de l’OIM à Nouadhibou, il reste théorique, désuet et sans suite. A titre de preuve, elle a déjà déboursé au principal coordinateur de l’ong fictive 95.000 UM pour la préparation d’un match de gala entre une équipe de migrants et une équipe de la ville. Mme Fatou, qui veut bannir la presse de ses activités présente et futures (la dame coordonne une sensibilisation sur sida le mercredi prochain), dit une chose et fait son contraire. Et gageons que le montant alloué à l’assainissement, près d’un million, dit-on, qui devrait être reversé dans le compte de l’OMN et qui est encore dans le sac de la demoiselle de l’OIM, sera distribué de manière opaque, après l’autorisation de balayage de quelques mètres de rues ou d’un carrefour du boulevard.




