
Les gardes-côtes mauritaniens (GCM) ont intercepté ce vendredi 6 décembre une embarcation transportant 192 migrants gambiens en route pour l'Espagne, a déclaré une source de sécurité mauritanienne. Le bateau, qui avait quitté Banjul le 2 décembre, a été intercepté vendredi en haute mer au large de la Mauritanie et conduit à Nouamghar, à 150 km au nord de la capitale, Nouakchott. Les 192 candidats à l'émigration ont été débarqués dans cette localité en attendant d'être rapatriés. «Une assistance en nourriture et en couvertures leur a été apportée sur place. Ils sont tous en bonne santé et leur embarcation n'a souffert d'aucun problème» dit la même source. Cette interception a eu lieu après le naufrage d’une autre embarcation le mercredi 4 décembre aux larges des côtes mauritaniennes transportant près de 200 migrants qui comptaient rejoindre l’archipel espagnol des îles Canaries. Celle-ci, par contre, a eu des problèmes car l’embarcation a chaviré. Ce qui a occasionné des dizaines de morts : 57 puis 60 décès parmi eux. L'Organisation internationale pour les migrations (OIM) a fait, elle, état de 62 décès, une source sécuritaire de 63 morts. Parmi eux, une majorité de Gambiens, mais aussi 13 Sénégalais. Selon l’Agence Mauritanienne d’Information (AMI), nommant une source sécuritaire, le restant des survivants du naufrage du mercredi est de 85 migrants à majorité gambiens, comme ceux interceptés le vendredi 6 décembre. D’autres sources donnent le chiffre de 140 survivants. Parmi les deux groupes candidats à la migration il y a 11 femmes et deux enfants. Le patron des opérations a rappelé que l’embarcation en question a quitté lundi matin 2 décembre Banjul et coordonnait avec l’embarcation qui a fait naufrage mercredi à 25 kilomètres de Nouadhibou. Par ailleurs, les informations que l’AMI a collectées indiquent que probablement d’autres groupes de migrants ont pris la même destination à bord d’une troisième pirogue. Cette situation augure de nouvelles vagues de migrants illégaux allant vers l’Europe par l’océan atlantique via les côtes mauritaniennes étant un pays de passage de ces clandestins.
Avec sites




