Biram clôture sa campagne à Tiguent et met en relief sa recherche désespérée de reconnaissance | Nor Info

Biram clôture sa campagne à Tiguent et met en relief sa recherche désespérée de reconnaissance

lun, 05/09/2022 - 19:52

M. Biram Dah Abeid, le président de l’ONG IRA et le parti RAG en gestation non reconnu, en provenance de la mythique Moughataa de Mederdra, a organisé lundi 5 septembre aux environs de 13 heures un mini meeting au centre administratif de Tiguent. C’était à proximité du grand arbre qui tient lieu de garage des voitures de transport en provenance et à destination de Nouakchott. Il était accompagné de son épouse et une partie de son staff. C’était comme il l’a dit le meeting de clôture de sa campagne. Une campagne qui aura duré d’après une source proche des organisateurs une quinzaine de jours où le président Biram et son groupe ont visité plusieurs régions de l’Est et du Sud du pays. De prime abord, le président de IRA a exprimé sa satisfaction face au militantisme engagé depuis toujours de Teslem mint Amer, Dah ould Brahim dit Taleb à Tiguent ainsi que Mohamed ould Semete dit Nour Eddine à Mederdra après le regrettable décès de Zeidane ould Mouloud. Il dira que ces cadres proches de lui répondent toujours à l’appel et sont le porte étendard de sa politique au sein de la Moughataa. Ensuite le « président » Biram Dah Abeid a divisé son discours en trois grandes parties :

- historique sur le parti au pouvoir et le rôle de ses acteurs,

-les élections et ses soubassements,

-le combat de Biram et sa lutte désespérée pour une reconnaissance tant espérée.

Pour lui, ce sont les acteurs politiques qui ont géré les partis au pouvoir des Structures d’Education des Masses (SEM) à l’INSAV qui sont à l’origine des problèmes auxquels sont confrontés le pays tels que la gabegie et la pauvreté, le tribalisme et ses séquelles, le sous-développement et l’injustice. Ce sont eux qui bloquent tout, en premier lieu la création des partis contre-pouvoir et son corollaire la prise en otage de la démocratie. Biram a aussi fait un briefing rapide sur sa lutte pour la liberté et au profit d’un grand pan de la population qui pour lui est restée confinée sous le joug de l’esclavage soulignant qu’il était l’exemple du « self made man » politique. Il dira que si les forces traditionnelles (chefs de tribus, de régions, présidents de bureaux de vote récalcitrants à la démocratie) sont arrêtées dans leur mauvaise besogne de fraude et bourrage des urnes, il va sans doute être le premier président noir de la Mauritanie. La preuve, dira-t-il, c’est son élection à l’Assemblée Nationale alors qu’il était en prison au nom de SAWAB (parti Baath) et l’arrivée 2ème lors des élections présidentielles avec 18% de votants six mois après sa sortie de prison. Enfin, il faut dire que Biram, est en face d’un véritable dilemme à savoir comment résoudre une équation qui lui a valu beaucoup de tact. Un tact qui n’a servi à rien car pour lui l’arrivée au Ministère de l’intérieur et de la Décentralisation (MINTD) de ould Lehweirthi a tout gâché. La reconnaissance du parti RAG ne serait pas pour demain et BIRAM devra rester sellé à SAWAB (si Abd Salam Ould Horma va continuer ses amours avec lui) ou alors chercher un autre parti sur lequel il devra se jeter corps et âme pour continuer à pourfendre l’état et ses acolytes.

synthèse Aidahy dit Weddou 

nordinfo