
Le ministre de l’Élevage, M. Mokhtar Ould Guaguih, est en visite de travail et de prise de contact avec son département depuis ce lundi 8 septembre. Il a déclaré que 93% des chameaux sont encore mobiles et n’ont pas intégré le circuit économique, tandis que 07% seulement se trouvent dans les zones urbaines. Il a souligné la nécessité que le grand nombre de chameaux dans la wilaya se reflète dans le circuit économique et y soit lié. Il a ajouté, lors d’une visite effectuée ce lundi à la Direction régionale du Ministère du Développement de l’Élevage à Nouadhibou, accompagné du wali, M. Mahi Ould Hamed, que le travail du ministère est divisé en deux parties : la santé animale et la production animale. Il a passé en revue les interventions du secteur dans le domaine de la santé animale au niveau de la wilaya, et a confirmé que le secteur étudie actuellement l’aspect lié à la production animale dans la wilaya, en particulier dans les filières du lait et de la viande. Ensuite, le ministre a tenu une réunion élargie avec les acteurs de la vente et de la commercialisation des animaux, les éleveurs et les bouchers de la wilaya, au cours de laquelle il a affirmé que l’objectif de la visite était de prendre connaissance de la réalité du secteur et de la situation de ses partenaires dans la wilaya, et d’écouter leurs préoccupations et leurs aspirations. De son côté, l’adjointe au maire de la municipalité de Nouadhibou, Mme Manah Mint Chakkar, a salué l’importance capitale de la visite, d’autant plus que la ville de Nouadhibou, malgré son caractère urbain, abrite des ressources considérables en bétail et constitue une source de revenus essentielle pour une large catégorie d’éleveurs et de commerçants de bétail. Le président de la Fédération nationale du développement de l’élevage a appelé à la création d’un programme spécifique pour la wilaya, compte tenu de sa position frontalière et de la grande quantité de bétail enregistrée lors du dernier recensement.
Soulignons que la wilaya dont les éleveurs sont au nombre de 1600 recèle près de 200 milles têtes d’animaux dont 120 mille de camelins. Mais de ce nombre 93% sont ambulants et 7% seulement rentre dans le circuit économique car se positionnant dans le secteur urbain.




