
Le ministère de la Culture, des Arts, de la Communication et des Relations avec le Parlement, a diligenté depuis vendredi 26 décembre plusieurs activités culturelles au niveau de plusieurs Moughataa du pays.
1/ Activités culturelles à Ain Farba, Mbout ; Mederdra ; Ajar
Prévues pour trois jours (26,27 et 28 décembre) ces journées comprennent des concours, des jeux traditionnels, de la littérature, des activités culturelles, des soirées artistiques, des conférences et des séminaires, ainsi que du tir à la cible traditionnelle. Parfois ces journées sont dédiées aux populations leur offrant des consultations et des médicaments gratuits lors d’activités sanitaires comme c’est le cas du festival des arts et de la culture à Ain Farba (Hodh EL Gharbi) ouvert par M ; El Houssein Ould Meddou, le ministre de la culture accompagné du wali du Hodh El Gharbi, M. Ahmada Mamadou Kelly. Le lancement de la 15e édition du Festival international d’Aïn Farba pour la culture et des arts, était en présence d’une foule officielle et populaire nombreuse, reflétant l’importance de ce festival et la diversité culturelle et patrimoniale qu’il représente. Le ministre a souligné lors de son discours que parler de culture ne se limite pas seulement aux arts et à la littérature dans leur sens étroit, mais qu’il s’agit bien d’un système de valeurs profondes : l’amour et la coexistence, l’ouverture à l’autre, et la célébration de la diversité comme une richesse et un outil pour consolider les valeurs de respect, d’égalité et de dignité humaine.
Au Trarza, dans la Moughataa de Mederdra c’était le tour du ministre de l’Élevage, M. Sid’Ahmed Ould Mohamed, accompagné de son wali, M. Ahmed Ould Sidibe, d’ouvrir la première édition du Festival international de Mederdra. Cette 1ère édition du festival met en valeur la richesse et la diversité de la région, contribuant à la renaissance de son patrimoine authentique, encourageant la créativité et l’ouverture, reliant le passé au présent et ouvrant des perspectives de développement prometteuses. Le ministre a mis en lumière le riche patrimoine culturel et l’esprit unique de Mederdra, phare ayant formé des héros de la résistance au colonialisme, centre d’apprentissage et de savoir, et foyer d’érudits du Coran, du Hadith, de la jurisprudence, de la linguistique et de la littérature. Il a expliqué que le festival offre l’opportunité de souligner la pérennité des contributions culturelles, de l’influence de Mederdra et de réaffirmer son statut de centre culturel, littéraire, artistique et intellectuel de premier plan. En outre, lors de ce festival, un tournoi de tir à la cible traditionnelle « Legouichich » a eu lieu.
Autre temps, autre lieu, c’est à Mbout dans la wilaya du Gorgol, qu’est ouvert, toujours durant la même période, par le conseiller du ministre de la culture, le Festival culturel de la Flûte (Neifara). Valoriser la diversité du patrimoine culturel et de mettre en lumière l’authenticité et la richesse de la société mauritanienne étaient les points saillants du festival. Le président du festival, M. Sid’Ahmed Ghali, a affirmé que le flûte représente la mémoire du Sud et la voix de ses ancêtres. Il a souligné que l’objectif de cet événement ne se limite pas à la renaissance de cet art populaire, mais vise également à le préserver de toute dilution et à en faire un outil d’éducation et de protection des jeunes contre la délinquance.
Au Tagant, ce sont les activités de la première édition du festival “Amarkoub” de la culture, du développement et du patrimoine qui, elles aussi, débuté, durant la même période, dans la région d’Ajar, dans la ville de Rachid, en présence de son Wali, M. Mohamed Ould Ahmed Mouloud. Le programme de cet événement comprend la présentation de conférences dans les domaines religieux et culturels, l’organisation de soirées culturelles et artistiques, des compétitions de jeux traditionnels et une course de chameaux, en plus de l’organisation d’une caravane médicale. Quant au président du festival “Amarkoub” de la culture, du développement et du patrimoine, M. Mohamed Mahmoud Ould Weddadi, il a expliqué que le festival constitue une occasion rassembleuse qui met en lumière le véritable visage de la ville de Rachid, ville d’histoire, d’authenticité, de culture et de patrimoine. Il a ajouté que le choix de la ville de Rachid pour accueillir cette édition reflète sa position historique et son rôle éminent dans la préservation du patrimoine local et la fierté de ses habitants pour leur identité authentique, et en fidélité à son rôle central à travers les âges, à une époque où “Amarkoub” était le seul moyen de transport.
2/ NOUAKCHOTT SUD, CHAMI, NEMA
Soulignons que TROIS autres festivals ont été ouverts samedi 27 décembre. Il s’agit du festival de la créativité ouvert à Nouakchott Sud (Riadh ou PK) et celui de Chami à mi-chemin entre Nouadhibou et Nouakchott. Sous le thème : « Valoriser la culture locale et soutenir la créativité des jeunes », cette première édition de deux jours du Festival de la Culture et de la Créativité vise à mettre en valeur la richesse culturelle locale et à préserver le patrimoine culturel authentique de la Mauritanie en valorisant l’artisanat traditionnel et le savoir-faire des artisans, en soutenant et en encourageant les jeunes créateurs, et en leur offrant une plateforme pour présenter leurs œuvres artistiques et littéraires dans divers domaines. Le représentant du ministère de la Culture, Oul Soueynaa a expliqué que le festival entend souligner le rôle essentiel des jeunes dans le paysage culturel. Il a ajouté que cet événement s’inscrit dans un contexte national marqué par le renforcement du rôle de la culture comme vecteur de dialogue et d’ouverture, et comme moyen d’orienter l’énergie des jeunes vers la créativité et l’engagement communautaire. Il a souligné que le festival revêt une importance capitale et témoigne d’une évolution positive vers une décentralisation culturelle, favorisant la diversité et rapprochant les projets culturels de toutes les wilayas du pays. Le président du festival, M. Cheikh Tijani Khassoum, souligne que le festival constitue une tribune pour la découverte de jeunes talents, la préservation du riche patrimoine culturel et le développement du dialogue communautaire à travers diverses activités artistiques et culturelles.
Le même jour, c’était au tour du Secrétaire général du ministère de la Culture, des Arts, de la Communication et des Relations avec le Parlement, M. Sidi Mohamed Jeddou Khatri, accompagné du wali du Dakhlet, M. Mahi Ould Hamed, d’ inaugurer la troisième édition du Festival du Patrimoine Culturel de Chami. Organisé par l’Association Chami pour le Développement et la Protection de l’Environnement, le festival a pour thème : « Développement culturel et touristique ». Les organisateurs souhaitent mettre en valeur la richesse de l’histoire et de l’identité de la région de Chami, berceau d’un patrimoine culturel et humain ancestral, notamment dans la région d’Imraguen. Ce patrimoine incarne des valeurs de solidarité, de courage et de créativité, et représente une identité culturelle singulière dont sont fiers tous les habitants de la région. Auparavant, la présidente du festival, Mme Yeghnia Baba Ely Mohamed, avait expliqué dans son discours que, depuis sa création, le festival a joué un rôle de catalyseur culturel et de développement, grâce à son rôle prépondérant dans la revitalisation de la scène culturelle et la transformation de Chami en une destination touristique annuelle. Elle a également souligné ses retombées économiques positives pour la population locale. Elle a noté que le festival a ouvert de nombreuses perspectives de participation à travers des concours culturels, des spectacles et des activités sportives et artistiques, autant d’éléments qui renforcent le sentiment d’appartenance et encouragent la créativité dans un cadre respectueux de l’identité et en phase avec les exigences de notre époque..
Toujours samedi, le ministre de la Culture récidive et ouvre la deuxième édition du Festival de la Culture et du Patrimoine de Néma. . Il a dit que parler de la ville de Nema, capitale du Hodh Charghi, plus que bicentenaire, c’est évoquer un patrimoine culturel riche et diversifié qui mérite d’être davantage célébré et mis en valeur. Il a souligné que cet événement reflète le dynamisme de la jeunesse de la ville et son rayonnement culturel bien mérité. Le ministre a fait remarquer que Nema a toujours été au cœur de la scène culturelle, grâce à sa diversité culturelle, sa richesse humaine et ses traditions profondément enracinées dans les sciences, les arts et la culture. Il a affirmé que c’est une ville d’événements majeurs et un lieu d’interaction créative entre tradition et innovation. Il a rappelé qu’il y a deux mois, elle a accueilli la Semaine nationale de la culture et des arts et la deuxième édition du Festival de musique, témoignant ainsi de sa disponibilité constante et de sa vitalité artistique et culturelle. Le président du festival, M. Chrif Ali El Mokhtar Salem, avait expliqué lors d’une précédente allocution que les organisateurs souhaitent faire de cet événement un lieu de célébration de l’identité et du patrimoine national, conformément à l’appel du Président de la République à sauvegarder la culture et à préserver le patrimoine culturel. Les activités du festival comprennent des concours et des spectacles culturels et artistiques qui reflètent la richesse et la diversité du patrimoine local, le tout dans une ambiance festive qui renforce le rayonnement culturel de la ville et consolide le rôle des jeunes dans la préservation de l’identité nationale.
Synthèse avec ami A.S pour nordinfo









